lundi 27 mars 2023

les plantes médicinales du Sahara: Retam et ses bienfaits…

les plantes médicinales du Sahara: Retam et ses bienfaits…:     Retam (Retama raetam) est un arbuste touffu, au port buissonnant et élancé au feuillage caduc, qui peut atteindre 1.5m de haut. Se...

Retam et ses bienfaits…

 



 

Retam (Retama raetam) est un arbuste touffu, au port buissonnant et élancé au feuillage caduc, qui peut atteindre 1.5m de haut. Ses nombreuses tiges sont souples et ramifiées, gris argenté, soyeuses, presque sans feuilles.

L’inflorescence se compose d'une multitude de petites fleurs de couleurs blanches tachées de mauve, très parfumées. Les fruits sont des petites gousses contenant une ou deux graines toxiques.la plante  pousse en bordure des oueds ou dans leur lit. Originaire d'Afrique du Nord. C'est une plante adaptée au climat méditerranéen semi-aride dans les zones humides des régions semi-désertiques à désertiques, présent  dans la région de Naâma, région de M'Sila et  (région de Hodna) (Algérie) et au sud du Maroc (dans le Tafilalet) et même en Tunisie ; de la famille des Fabacées.

Floraison : apparaît en été.

 

Attention : confusion avec Retama sphaerocarpa, en dehors de la saison de floraison. La plante est toxique.

 

Autres noms : « Rtem, r' tem »en Arab/Berbere, « سِث, أزّش »en arabe.

 

 

Les composants :

 

Flavonoïdes et un nouveau dihydroisocoumarine, récemment isolé ; Présence de 2 à 4,5% d’alcaloïdes quinolizidiques (anabasine, aphyllidine et lupinine). Rétamine.

 

Les vertus du Retam :

 

Activité antioxydante, antidiabétique, Activité cytotoxique, antiseptique, fébrifuge, diurétiques et hypoglycémiants.

 

 

Les propriétés du Retam :

 

Usage externe :

 

·         Traite : Cicatrisant, cicatrisant circoncision, vulnéraire, antiseptique, sédatif, blessures, ulcérations, boutons purulents.

·         Traite la sciatique, eczéma et la gale.

·         pour soigner les plaies de circoncision.

·         antiseptique pour les plaies, les éruptions cutanées et le prurit.

 

 

Usage interne :

 

·         En cas de vers intestinaux.

·         Traite  le diabète sucré.

·         Traite : piqûre de scorpion

·         Traitement des maladies des reins.

·          

 

Bon à savoir :

 

- Le Retama raetam est réputé pour soigner les morsures de serpent et la gale bovine dans la pharmacopée traditionnelle maghrébine.

- La plante est toxique du fait de la présence des alcaloïdes quinolizidiniques. Chez les animaux, la toxicité se manifeste, suite à une ingestion excessive, par une rétention urinaire grave et par des avortements.

 

- Les extraits éthanoliques et aqueux possèdent des activités cytotoxiques et antioxydants et inhibent la croissance des cellules cancéreuses.

 

-traitement de plusieurs maladies telles que le diabète, l'hépatite, la jaunisse, le mal de gorge, les maladies de la peau, les douleurs articulaires, les rhumatismes, la fièvre, l'inflammation, l'eczéma et les infections microbiennes.

- les extraits de pousses ont réduit la concentration de triglycérides dans le plasma des rats et ont considérablement diminué leur poids.

- les huiles essentielles de Retama raetam et son utilisation potentielle intéressante dans les industries alimentaires et pharmaceutiques.

- dans le Sud tunisien, l'emploi de cette plante pour les soins en cas de morsure de serpent, pour le traitement de la gale des ovins et dans la lutte contre l'infection des plaies.

- A dose élevée le « retem », très recherché par les chameaux, les moutons et les chèvres, serait abortif (BOUQUET, 1921) propriété qui, selon GATTEFOSSÉ (1921), serait due à la présence de rétamine.

Pour CAUVET (1925), l'espèce consommée à l'état sec, produit chez le chameau une grave rétention d'urine. Cette toxicité est également rapportée par DURAND (1958) qui, cependant, affirme que les chameaux ne consomment jamais de « retem ».

OZENDA (1977) attribue cette nocivité à des hétérosides cyanogénétiquee et RAMES (1941) rapporte un décès de femme à la suite de l'ingestion d'un infusé de « retem ».

Cette plante sert aussi de combustible (TROTTER) et communique au lait une odeur désagréable (BOUQUET, 1921).

Selon DUVEYRIER (in TROTTER, 1915) les racines servent à préparer des décoctions vermifuges.

Les tiges et feuilles pilées avec du miel sont vomitives souligne BOUQUET (1921) qui ajoute qu'elles sont aussi administrées en lave­ments purgatifs et vermifuges.

RAYNAUD (in GATTEFOSSÉ, 1921) rapporte l'usage, à Marakech, de la flagellation avec des tiges fraîches de « r'tem » pour lutter contre les enflures.

- Retama retam : seules les feuilles sont mangées.

- L'emplâtre de « retem » (LOUIS, 1979) est employé dans le traitement des boutons purulents.

- Retama raetam (Forssk) Webb & Berthel est bien connu dans la médecine traditionnelle des régions du nord et de l'est de la Méditerranée pour le traitement des infections microbiennes.

- Le « retam » est le plus souvent signalé pour le traitement des dou­leurs et des plaies. Ainsi, RAMES (1941) note que toute douleur peut être traitée par des pointes de feu faites avec un fragment de tige de régime de dattes ou avec une baguette de « retem » ou encore une tige de henné. Cet usage, pour les pointes de feu, est aussi signalé par REBOUL (1953) et PASSAGER et BARBANÇON (1956).

-Selon DO­REAU (1961), la plante serait fébrifuge et servirait au traitement des plaies, emploi que nous avons aussi relevé dans le Sud tunisien, l'espèce (ar. = retem) étant alors broyée et mélangée à du lait.

NB : c’est la dose qui fait le poison.

Amicalement à vous !

Mustapha.L

mardi 28 février 2023

les plantes médicinales du Sahara: La phytothérapie : les erreurs de l’automédication…

les plantes médicinales du Sahara: La phytothérapie : les erreurs de l’automédication…:   La phytothérapie est une branche de la médecine utilisée depuis des millénaires , considérée comme une   médecine traditionnelle ou ...

La phytothérapie : les erreurs de l’automédication…

 



L’automédication peut être définie comme le simple fait de se soigner soi-même.

L'automédication peut en effet entraîner un mésusage des médicaments et une aggravation de l'état de santé de la personne malade. Le mésusage peut prendre de multiples formes comme les erreurs de posologie et la prise simultanée de différents médicaments modifiant mutuellement leur efficacité.

La phytothérapie est une branche de la médecine utilisée depuis des millénaires, considérée comme une médecine traditionnelle ou médecine non conventionnelle par l’OMS. Elle est fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels.

- La première erreur en médecine alternative est L’identification botanique de ces plantes dans la nature, et celles qu'on ne trouve qu'en pharmacie.

Car il existe une confusion de plantes qui se ressemble et qui n’ont pas les mêmes vertus, ce qui peut provoquer des intoxications. Mais, également la confusion des noms des plantes médicinales.

- la seconde erreur : 

-La grande majorité des usagers des plantes médicinales sont analphabètes.

Ce taux d’analphabétisme clairement élevé chez les utilisateurs des plantes médicinales, peut constituer un vrai obstacle au développement local, et favorise la dégradation des ressources naturelles.

Nous constatons également aujourd’hui l’apparition de charlatans de tous genres, qui profitent de cette situation, pour prescrire n’importe quel remède sans aucune base scientifique.

Selon BENKHNIGUE et al. (2011) qui citent que la connaissance des propriétés et usage des plantes médicinales sont généralement acquises suite à une longue expérience accumulée et transmise d'une génération à l'autre. La transmission de cette connaissance est en danger actuellement parce qu'elle n'est pas toujours assurée.

-La troisième erreur : la cueillette des plantes médicinales.

-  Selon BOUNAR et al. (2013), l'anarchie dans l'exploitation des espèces connues pour leurs vertus thérapeutiques constitue un risque pour leur survie. Certaines espèces sont en danger d'extinction en raison de leur surexploitation.

Généralement, on ne connait pas : Le Savoir où les trouver, quand les cueillir, comment les conserver.

 

Utilisation intensive et collecte incontrôlable :

Il y a une grande augmentation ces dernières années de la demande en remèdes d’herboristerie par la population rurale, qui compte exclusivement sur les plantes médicinales pour soigner les maladies, ainsi que la population urbaine revient en force à des remèdes à base des plantes. De plus, plusieurs plantes médicinales locales sont déracinées sans aucun contrôle. Ces phénomènes ont provoqué la dégradation de nombreuses espèces médicinales.

NB : le plus grand problème chez nous est qu’on n’a pas une exploitation des plantes médicinales.

-La quatrième erreur : LES POSOLOGIES

Toutes les indications doivent être précises pour chaque plante (comment la consommer, la préparer)

 

Selon BENLAMDINI et al. (2014), les plantes médicinales peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont utilisées inconsciemment, et cela s’affirme chez les personnes analphabètes qui ne peuvent pas comprendre précisément les consignes verbales transmises par les herboristes et les guérisseurs. Par conséquent, elles ne respectent pas la dose, la partie utilisée et le mode de préparation des plantes médicinales, ce qui se manifeste par des effets néfastes sur la santé de l’usager lui-même et sur la sauvegarde de la biodiversité.

- La plupart des utilisateurs des plantes médicinales dans notre zone utilisent les plantes médicinales avec des doses non précises ;les périodes des traitements et sous quelles formes (infusion, décoction, macération, teinture mère, EPS,…).savoir leurs contre-indications et interactions médicamenteuses.

Selon BENKHNIGUE et al. (2011), la dose reste encore aléatoire, ce qui se manifeste par des effets néfastes sur la santé car il se dit "aucune substance n'est poison elle-même, c'est la dose qui fait le poison".

- les plantes, qui sont supposées être très dangereuses dès que les doses thérapeutiques sont dépassées.

- La faible fréquence d'utilisation de ces espèces peut être expliquée par la toxicité de certaines espèces qui rend la population très méfiante vis-à-vis de ces plantes (HSEINI et al., 2007

- On note également une perte d'informations sur les plantes médicinales, ce qui s'explique par la méfiance de certaines personnes, particulièrement les jeunes, qui ont tendance à ne plus trop croire en cette médecine traditionnelle.

La dernière erreur : La conservation

Chez nous, on n’a pas les connaissances de préserver les plantes médicinales.par exemple : si on doit les sécher à l’ombre ou au soleil ou bien les conserver dans des récipients hermétiques adéquats à l’abri de la lumière et de l’air afin qu’elles préservent toutes leurs bonnes principes actifs.

Conclusion :

Malgré tous ces erreurs :

- Mais, rien de mieux que les soins naturels pour éviter les effets secondaires.

Si on en croit au hadith de notre bienaimé prophète Mohamed (psdsl) : « tous maux créait par dieu, il lui avait créé son remède, celui qui le sait, le sait, celui qui l’ignore, l’ignore, a part la mort » alors, on croit bien qu’il y’a un remède ;à ;toute ;maladie, mais il suffit juste de faire des recherches.

Locution du jour : « si on veut apprendre, il faut savoir écouter et poser les bonnes questions ».

Amicalement à vous !

Mustapha.L              

Comme toujours : choisissez la nature avant la chimie !

 Libérez-vous des lobbies agro-alimentaires et pharmaceutiques grâce à  la médicine phytothérapique.

 

 *découvrez mes nouveaux articles sur mon groupe "amoureux des plantes médicinales" sue facebook!

Sur twitter : https://twitter.com/tipasa334

Svp, découvrez mes livres pour aller plus loin :

·        « posologies des plantes médicinales d’Algérie » (première partie) ; 210 pages, 41 plantes.

·        « posologies des plantes médicinales d’Algérie » (deuxième partie) ; 188 pages, 43 plantes.

·        Les plantes médicinales du Sahara ; 328 pages, 102 plantes.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Note : pour tout  achat d’un de mes livres ou l’ensemble des mes livres, svp, veuillez me contacter via mon email : tipasa334@gmail.com

http://lesplantesmedicinalesdusahara.blogspot.com/2018/05/tops-des-traitements-naturels-pour-la.html

                          

Mustapha Laouedj

 

Conseiller en phytothérapie et herboriste.

 

Samedi :Consultation gratuite sur rendez-vous au :

 

Tél : 213. (0)550.30.65.42

 

Adresse : Hadjout-Tipaza- Algérie

A côté de l’ex Daïra et APC de Hadjout.

 

Tipasa334@gmail.com

 

https://lesecretdusahara.blogspot.com/